L'enduit joue un rôle à la fois de protection, d’isolation et de décoration.
Il doit protéger nos murs, notamment contre l’humidité et ses mécanismes de pénétration de l’eau, tout en les laissant respirer, les embellir et, dans certains cas de rénovation, les soigner.
A des fins de décoration, il est utilisé pour toute une gamme de finitions, des badigeons à la peinture (pour ne citer qu’eux)
Ils répondent aux exigences que nous sommes en droit d’attendre, perméabilité à la vapeur d’eau et étanchéité à l’eau de ruissellement. Leur valeur décorative est unanimement reconnue pour la richesse de ses teintes naturelles et leur faculté à se patiner joliment dans le temps.
Les enduits traditionnels au mortier de chaux sont réalisés avec des sables locaux, liants, et adjonction de pigments naturels, chaux et terres fidèles à la grande tradition des matériaux.
Ils répondent aux exigences que nous sommes en droit d’attendre et permettent de réaliser des ouvrages sains.
La chaux a les propriétés et qualités de la pierre calcaire dont elle est issue :
- grande résistance aux variations thermiques, ce qui leur permet de rester souples et de limiter significativement l’apparition de fissures.
- très haute perméabilité à la vapeur d’eau, permettant aux murs de respirer.
- une bonne imperméabilité à l’eau de ruissellement.
- auto-cicatrisation par la formation progressive d’un calcin auto-protecteur.
- sanitaire : PH élevé – bactéricide et fongicide.
Leur valeur décorative est unanimement reconnue pour la richesse de ses teintes naturelles et sa faculté à se patiner joliment dans le temps.
De nombreux bâtiments anciens peuvent témoigner de nos jours de leur durabilité et de leur fiabilité.
Les enduits traditionnels à la chaux sont garants de la sauvegarde de notre patrimoine architectural, mais sont également souhaitables pour les constructions neuves, facilitant leur insertion harmonieuse dans le paysage et dans un site naturel agréable.
La maîtrise de la chaux s’appuie sur des millénaires de pratique dont témoignent quelques rares repères historiques.
Bien avant les Romains, on utilisait déjà une chaux obtenue par cuisson de roches calcaires, suivie d’une extinction à l’eau, dans des travaux de maçonnerie.
La chaux était partout dans les bains Romains, bassins, murs et décors peints, malgré l’humidité ambiante à 100%.
Les monuments que nous retrouvons, aussi bien à Rome qu’en Egypte ou en Chine, témoignent de la solidité de la construction à la chaux.
Pourtant une grande partie de ce savoir-faire s’est perdu au Moyen Age, pour mieux réapparaitre à la Renaissance Italienne, puis se faire distancer à la fin du XIXème au profit de nouveaux matériaux, tel le ciment semblant tout surpasser en résistance et étanchéité.
La Reconstruction d’après guerre n’a que faire de la chaux et des vielles pierres, le bâti ancien n’est pas perçu comme un patrimoine, mais comme un parc immobilier dégradé.
Aujourd’hui le bâti ancien reprend sa juste place dans notre rapport au patrimoine. Nous revenons du ciment, nous revenons aussi aux vielles pierres que nous avions délaissées, plus ou moins.
L’étanchéité tant recherchée il y a à peine 10 ans, a laissé la place à la microporosité mise en avant. On admet que la forte résistance à l’écrasement d’un enduit se retourne contre lui. L’avantage d’un enduit souple ou d’une peinture à la chaux non filmogène devient évident.
La chaux subit aujourd’hui l’assaut de la mode, les peintures « effet de chaux » sans chaux surfent sur la vague. Les produits industriels évoluent lentement, les fabricants cherchent des produits « tout terrain » capables de compenser le manque de jugement de l’applicateur. A leur décharge on ne peut que constater l’absence de formation des professionnels aux techniques adaptées au bâti ancien.
Les aléas de la formation, les limites des produits prêts à l’emploi, l’effet de mode que reflètent les articles des magazines ne doivent pas nous faire oublier les praticiens de la chaux. Ils recueillent des savoir-faire et les font évoluer.


